Ce que j’ai appris en 10 ans de vie professionnelle.

TRAVAILLER AVEC LES AUTRES

« Travailler, ce n’est pas seulement produire, c’est aussi se transformer soi-même » (C.Dejours)

Aujourd’hui, de nombreuses personnes ne se sentent plus en phase avec leur entreprise, avec le lieu où elles travaillent, elles se sentent perdues, ne savent plus sur quelle fréquence vibrer.

L’influence de nos relations professionnelles

Souvent, les relations avec les autres sont en jeu. On parle beaucoup de harcèlement, de violences physiques ou psychologiques, d’addictions, de difficultés plus ou moins importantes, d’organisation qui laisse à désirer… Et si face à toutes ces situations qui semblent des impasses, nous choisissions d’opter pour une prise de distance ? Souvent les relations s’enflamment, comme au journal télévisé, parce que l’on fait un focus sur une partie du problème, en l’exagérant, en ne faisant intervenir qu’une partie des protagonistes, en grossissant les traits, les propos, en ajoutant des plans dramatiques et une musique menaçante… Tout ceci pour dire que je ne nie pas les faits et parfois les grandes difficultés rencontrées, mais que je pense que parfois certaines situations pourraient être résolues plus facilement qu’elles n’y paraissent.
« Et si au lieu de toujours chercher à avoir raison, nous cultivions la paix ? »

Plus facile à dire qu’à faire ? Sans doute, et puis l’entreprise peut être un endroit de stratégie et de jeu politique. Et pourtant, si l’on cherche un contexte différent, nous allons bien devoir changer notre esprit. Puisque tout ce que nous voyons à l’extérieur vient de l’intérieur, si nous apprenons à cultiver des pensées créatives, bienveillantes, positives, coopératives… nous allons changer notre réalité.

Collaborer pour plus d’efficacité. 

Nous entrons dans l’ère de la collaboration. L’idée du chacun pour soi est obsolète. Nous savons très bien que sans d’autres personnes, nous ne pourrions pas nous nourrir au quotidien, avoir un toît, un téléphone portable… Tout le matériel et les services dont nous jouissons nous parviennent certes grâce à notre travail, mais aussi grâce à celui des autres. A tous ces êtres qui travaillent quotidiennement pour nous donner de quoi satisfaire nos besoins primaires et tous ceux qui travaillent à découvrir de nouvelles choses, améliorer notre confort de vie etc.

L’interconnexion au coeur de nos rapports humains.

Nous pouvons déjà prendre conscience de cela, que nous sommes tous reliés les uns aux autres,
par nos envies et aussi par nos besoins. Nous avons besoin les uns des autres.
Sans mon éboueur, les poubelles s’amoncelleraient dans la rue, et sans mon boulanger, je ne pourrais goûter mon pain quotidien.
Rien qu’en écrivant cela, je me sens pleine de gratitude à leur égard.
N’oublions pas de remercier chaque fois que nous en avons l’occasion.

Je me souviens de mes expériences en tant que salariée. Il y a eu de très bons moments. Surtout ceux partagés avec les collègues. Nous passons tellement de temps au travail qu’il en devient un lieu d’épanouissement si nous sommes à la bonne place. J’ai appris énormément au contact des autres, notamment en boulangerie justement dans la coopération avec les autres membres de l’équipe, qui fait quoi, comment, à quel moment, est-ce que c’est possible de se répartir les tâches, de faire tourner les horaires, de faciliter untel s’il en a besoin, de discuter avec les patrons, de créer des liens avec les clients -les « habitués »-

Collaborer, c’est pouvoir travailler ensemble.
« La coopération est l’ensemble des liens que construisent entre elles des personnes en vue de réaliser volontairement un œuvre commune. »
Ces liens viennent de l’intérieur et non de l’organisation du travail qui ne les prescrit pas. Celle-ci définit la division des tâches et leur répartition. Elle s’applique donc plus à l’analyse qu’à la synthèse.

Les 3 indispensables du travail ensemble.

Alors, pour qu’une réelle coopération puisse fonctionner,  les modes opératoires inventés par chaque personne doivent être visibles, afin que les membres du collectif puissent connaître la façon dont l’autre « triche ».
Cela suppose donc de la confiance entre les personnes ; qui est fondée sur l’éthique et sur la rationalité de l’action par rapport à des valeurs morales. La confiance est fondée sur l’observation et la connaissance des conduites de l’autre, et sur la concordance entre ses actions et sa parole.
Un espace de discussion est indispensable, où l’on puisse à la fois parler et être écouté.
Ainsi, la coopération implique l’entretien de conditions favorables à la construction de ces valeurs par les personnes elles-mêmes, et de les faire progresser selon une voie ascendante.
« Un autre élément primordial est celui de la reconnaissance ; c’est la forme spécifique de rétribution psychologique vis-à-vis de l’identité dans le monde du travail. »

Pourquoi travaillons-nous?

La reconnaissance passe par deux types de jugement :
  • Le jugement d’utilité qui porte sur l’utilité technique, économique ou sociale des contributions du sujet à l’organisation du travail. Ce jugement est proféré par la hiérarchie ou éventuellement par les clients ;
  • Le jugement de beauté porte très précisément sur la conformité des contributions du sujet aux « règles » de travail. Il vient donc des pairs (exemple : »un beau béton »). Et peut être assorti du jugement d’originalité.
Il est important d’ajouter, que la reconnaissance ne porte pas sur la personne directement. Elle est médiatisée par le travail.
(Inspirations de la Psychodynamique du travail)

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Une Belle semaine à chacun.e

Ce que j’ai appris en 10 ans de vie professionnelle.

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