Comment rompre la solitude?

La solitude

Ce mot a mauvaise presse, vous ne trouvez pas ?

On dit qu’on « souffre de solitude » mais aussi « Mieux vaut être seul que mal accompagné ».

Alors, quelle est vraiment cette solitude dont on parle ?

Est-elle toujours subie ou peut-elle être choisie ?

Loin des clichés de société, je vous propose de plonger au cœur de cette solitude et de voir ce qui en ressort.

Qu’est-ce que la solitude ?

Etre seul.e, c’est ne pas être en présence de quelqu’un, de façon ponctuelle ou durable.

J’aime écrire, depuis les rédactions à l’école et les dissertations de philo (même si je ne comprenais pas toujours où le professeur voulait en venir;)) et pour cela j’ai besoin de solitude, j’ai besoin d’être seule, au calme, afin de pouvoir mettre en forme des idées, ma pensée que je nourris au quotidien. Ce qui ressort sur le papier (l’écran maintenant), c’est le fruit de jours, de mois, d’années de réflexion. Cela se forme de façon informelle pour peu à peu donner jour à un texte construit, le jour où il doit sortir, le jour où les mots sont posés sur des ressentis et des idées… Quel cheminement !

Pourrions-nous y arriver sans la solitude ?

Nous sommes riches de nos rencontres, expériences, vécus, événements culturels, voyages…

Cette vie à l’extérieur de nous, nourrit cette vie intérieure dont je parle lorsque j’aborde le thème de la solitude. Cette solitude-là est pour moi sacrée. Parce qu’elle côtoie l’Esprit en nous, cette part de nous qui est au-delà du dicible, ce qui fait notre essence.

Cette solitude, quel luxe ! Quelle joie de pouvoir se retrouver avec soi pour faire et être.

Solitude physique ou solitude psychique?

Même en étant seul physiquement, on peut se retrouver encombré mentalement ou s’occuper l’esprit comme on dit, pour ne pas justement ressentir cette solitude.

La solitude peut devenir mordante lorsqu’elle n’est pas choisie. Elle nous envahie. Angoissante, stressante, et source d’addictions (nourriture, sexe, jeux, alcool, drogue).

On peut également se sentir seul, en présence des autres, en présence de l’autre. Et cela est très désarmant. Comment est-ce possible ? Je suis avec mes amis, avec mes proches, mon conjoint, et pourtant je me sens seul.e. Pourquoi ? Avez-vous déjà fait cette expérience ?

Il y a sans doute une part de soi quine vit pas la situation présente, mais qui s’évade dans un ailleurs, qui fait un voyage dans le temps et l’espace, tout en restant assis sur sa chaise. Est-ce cela être seul.e ? Ce serait plutôt se sentir seul.e ?

Cela parle de la qualité du lien, s’il fait sens pour soi. On peut donc distinguer la présence physique et la présence psychique.

La solitude partagée.

Parfois un lien, même symbolique peut être satisfaisant pour la personne.

Je pense ici aussi aux réseaux sociaux qui nous font être en interactions permanentes avec les autres, ce qui nous éloignait (le temps et l’espace) n’a plus la même prise dans nos vies, puisqu’il nous suffit d’allumer notre téléphone (ou juste de le regarder, pour ceux qui ne l’éteignent jamais, à bon entendeur) et ainsi être en communication avec une personne à l’autre bout du monde sur un fuseau horaire différent. C’est ainsi que des relations sentimentales peuvent se créer et que le sentiment de manque se vit différemment. Le lien symbolique ici peut être suffisamment fort pour faire tenir la relation même si elle reste virtuelle.

L’une de mes clientes m’a confié se sentir seule à son retour d’arrêt maladie. La réorganisation de son poste de travail et de ses missions, a remis en question sa place au sein de l’équipe.

Etre seul, c’est être célibataire ?

La solitude ce n’est pas l’isolement qui lui peut être très douloureux, surtout s’il fait revivre les blessures de rejet, d’abandon, de trahison… On peut parler d’un sentiment d’étrangeté par rapport à la société individualiste dans laquelle on vit. Cela peut être toxique pour l’être humain. La solitude peut être subjective, alors que l’isolement peut être déterminé sur certains critères. Cela peut être vraiment délétère et jouer sur la santé, entraînant une certaine mélancolie, voire de la dépression, ou des maladies neurovégétatives.

Vivre la solitude comme une rencontre avec soi.

La solitude nous parle de la présence à soi.

Etre seul, c’est avoir la capacité d’être avec soi. C’est un présent que l’on se fait à soi.

On pourrait dire que  la solitude est un signe de maturité, avec un je responsable. D’ailleurs, la capacité d’être seul.e en présence d’un adulte est signe pour le petit enfant d’une étape importante de son développement, puisqu’il a intégré sa mère support de son moi, à l’intérieur de lui, sans avoir besoin d’avoir recours à un symbole extérieur (voir D. Winnicott).

Après avoir fait face et traversé des épreuves qui ont pu nous mener à la solitude (rupture, deuil, abandon) au lieu de la fuir, nous pouvons l’affronter. Comme occasion d’une rencontre avec soi. Une vertu.

« Aide toi et le ciel t’aidera » ou l’occasion rêvée d’apprendre à se connaître .

 

10 Idées pour inclure la solitude saine dans sa vie

  • Il est important de se retrouver au quotidien avec soi même même lorsque l’on vit en famille, en couple, en coloc…
  • Noter dans un carnet ce qui nous vient à ce moment.
  • Pourquoi pas aller plus loin en s’offrant un temps de relaxation ou de méditation. De nombreuses sources existent en vidéo, mp3, Cds… Je vous propose un lien vers l’une de mes méditations en vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=lM30PMqw91s
  • Prier.
  • Aller à la rencontre de l’autre. Oser pour simplement partager ou demander de l’aide.
  • S’engager dans une association. Rejoindre un groupe de personnes qui ont les mêmes centres d’intérêt.
  • S’offrir des moments pour soi; S’offrir une activité qui met en joie.
  • Pratiquer l’arthérapie pour exprimer ce que l’on a sur le coeur et dans la tête, pour se re-mettre en relation avec soi, avec l’autre. 
  • Se promener, en ville, dans un parc, à la mer, à la montagne, à la campagne, au bord d’un lac…
  • Voyager.
 » La solitude me pèse », « elle me ronge », « je cherche la solitude »… autant de vécus différents face à ce passage. Quel est le votre? 

En attendant, prenez soin de vous, vous valez de l’or !

Je vous retrouve avec joie la semaine prochaine pour un nouvel article tout en mots et en couleurs 🙂

 

Laisser un commentaire