En ces temps de con-finement, de changements inattendus, de mise à l’épreuve, de mesures drastiques, comment vivons-nous? 

Face à la peur qui nous guette, que faire? Ou plutôt, qui être? 

La plupart d’entre nous, au niveau individuel, collectif, national et international, sommes comme assignés à résidence, nous n’avons plus la liberté de mouvement dont nous avions l’habitude, nous les chanceux de la planète. 

Aujourd’hui, le monde change et nous invite à faire de même. Mais sommes-nous prêts? Y a-t-il vraiment un moment idéal pour ce genre de changement? Dans quelle situation êtes-vous? L’économie agonise, des personnes perdent leur emploi, d’autres voient leur activité en berne, tandis que peut-être d’autres profitent de ce renversement de la vapeur.

Et vous, où en êtes-vous? Où êtes-vous?

Chez vous, dehors à aller faire vos courses, travailler, vous promener, coincés là où vous ne voudriez pas? 

Avez-vous peur? 

Et si oui, quelles sont vos peurs? Sont-elles de celles qui nous préviennent du danger, et qui donc en ces temps de confinement nous invitent à respecter les mesures de sécurité et d’hygiène que nous commençons à connaître par coeur? La peur est une gardienne. 

Elle devient dangereuse à son tour lorsqu’elle nous empêche. D’avancer, de voir, de respirer, de penser même. Elle devient nocive lorsqu’elle prend le contrôle et la place qu’on ne lui avait pas attribués! Nous sommes les maîtres à bord, pas elle. Bien sûr, je comprends vos inquiétudes. Et je pense qu’elles sont légitimes et que nous ne pouvons les nier. Les regarder en face, les conscientiser pour pouvoir les exprimer et les mettre à distance est ce qu’il y a de mieux à faire.

En ces temps de confinement nous sommes appelés à être et à faire d’une autre manière.

A nous regarder, nous observer, pour comprendre ce que ces peurs viennent nous dire, de quelles blessures non guéries elles viennent nous parler. En toute honnêteté et bienveillance.

Les peurs archaïques se réveillent et viennent nous chercher là où l’on ne s’y attendait pas. Insidieusement, Comme un coup de tonnerre dans un ciel calme. Ces peurs que nous pensions avoir suffisamment bien enfouies pour qu’elles ne reviennent pas nous em*** un jour, comme cela, au détour d’une rue. Et si, elles sont là bien présentes; en réalité, elles n’ont jamais disparu. Elles se sont justes tapies dans l’ombre, le temps de nous laisser souffler mais sans s’évanouir pour toujours. Alors, que faire face à ces peurs, ces peurs qui viennent de notre cerveau reptilien qui nous poussent hors de nos limites, or de notre rationalité, or de tous nos repères.

La souffrance, la maladie, la mort, la contamination, autant de sujets sources d’anxiété. Apportant de l’eau à notre moulin imaginaire, nous empêchant de voir clairement la réalité extérieure

Encore une fois, il est légitime de voir la peur émerger, l’important est que celle-ci ne nous submerge pas et qu’elle ne nous fasse pas perdre notre maîtrise de nous-mêmes.

Que faire durant le confinement? Quelques pistes 🙂

  • Profiter de ce temps qui nous est imparti (si c’est notre cas) pour faire du tri, dans notre vie, intérieure et extérieure. 
  • Vivre une vie créative ! Internet regorge de ressources que nous pouvons mettre à profit en ce temps de quarantaine. l’Arthérapie est l’une d’elle ! Je vais d’ailleurs vous proposer une vidéo pour continuer à créer 🙂 sur ma   Chaine YT
  • Être en gratitude pour cette opportunité que la Vie nous offre de ralentir. 
  • Apprendre à mieux vous connaître, en vous observant, nos pensées, vos réactions, vos émotions.
  • En explorant de nouvelles façons d’être en relation avec vous et avec le monde.
  • Essayer de réduire les sources générant de l’angoisse, telle que la télévision, en particulier les nouvelles, sans pour autant se couper de tout, mais essayer de faire le tri dans les sources et la manière dont nous nous informons. 
  • Mieux respirer, sur les 3 niveaux: ventre, thorax, poitrine.
  • Etre en pleine conscience, prendre le temps de vivre ce que nous avons à vivre, goûter ce qui est, ressentir dans ses sens.
  • Rester en contact avec ses proches et collègues malgré la distance.
  • Etre dans l’acceptation de ce qui est. 
  • Méditer, se relaxer.
  • Continuer à pratiquer une activité physique.
  • Lire, écouter de la musique, regarder des films, documentaires, cuisiner, jardiner…
  • Continuer à prendre soin de nous et de nos proches, autant sur le plan physique que psychique! De nombreux thérapeutes proposent des consultations à distance. Il est primordial de prendre soin de sa santé psychologique. 
  • Tout ce qui peut vous apporter de la joie !!!

Surtout, continuez à prendre soin de vous et de vos proches. Merci aux soignants pour leur engagement. Revenons à l’essentiel, et soyons partie prenante de ce changement qui s’annonçait depuis longtemps et qui émerge enfin. Non sans douleurs mais avec espoir, lucidité, espérance et lumière.